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Billie Zangewa, Mood Indigo, 2016, tapisserie en soie, 111 x 150 cm Courtesy Afronova Gallery

Billie Zangewa, Mood Indigo, 2016, tapisserie en soie, 111 x 150 cm Courtesy Afronova Gallery

[ EN COUVERTURE ] À Londres, la 1:54 prend les allures d’une grande

Aujourd’hui plus que jamais, ce rendez-vous de l’art contemporain africain séduit amateurs et professionnels qui se pressent à Somerset House pendant la Frieze art fair.

 

Notre légitimité et notre expertise sont maintenant bien ancrées ». La directrice Touria El Glaoui peut se réjouir, il y a des chiffres qui ne trompent pas. 6 000 visiteurs en 2013, 15 000 l’année dernière, 17 000 – au bas mot – attendus pour cette 4e édition londonienne, la foire 1:54 ne cesse de monter en puissance depuis ses débuts, il y a trois ans à peine. En plus de proposer une déclinaison à New York, la foire est aujourd’hui vue comme un passage obligé de la folle semaine arty qui secoue Londres lors de la Frieze Art Fair. 

Cette année, la 1:54 réserve son lot de surprises, à commencer par un format élargi : quarante exposants se partagent désormais l’espace de la Somerset House. Aux côtés des fidèles de la première heure, Magnin-A (Paris) ou Cécile Fakhoury (Abidjan), 17 galeries intègrent pour la première fois l’évènement. L’enseigne marocaine l’Atelier 21, qui signe sa première participation, justifie sa présence : « 1:54 est devenue incontournable ». Pour la galerie casablancaise, l’effet Frieze joue à plein : « Nombre de professionnels et de collectionneurs présents à la Frieze seront curieux de voir la vigueur de la création du continent », souligne Nadia Amor, sa directrice. 

La sélection 2016, avec quelque 130 artistes, est de haute volée. On y retrouve forcément les habitués des grands rendez-vous internationaux : le Sénégalais Soly Cissé, Emo de Medeiros (présent cette année à la biennale Dakar avec son travail sur les mythes contemporains et leur hybridation), Gonçalo Mabunda (Biennale de Venise 2015) ou encore Romuald Hazoumé dont les masques sont très recherchés. André Magnin, grand « manitou » de ce secteur, convoque les peintres JP Mika ou Steve Bandoma vus lors de l’exposition « Beauté Congo » à la Fondation Cartier l’an dernier.

 

Le Maghreb en grande forme

 

Dans cet ensemble foisonnant, les galeries issues du continent demeurent bizarrement, cette année encore, minoritaires (16 sur 40). Si les sud-africaines sont moins présentes sur cette édition, celles du Maghreb tirent leur épingle du jeu. Cinq galeries font le déplacement, « un chiffre très important, remarque Touria El Glaoui, compte tenu de leur faible représentation dans le reste des foires internationales ». Le Maroc sera bien visible avec, pour la première fois, trois exposants : Voice Gallery (Marrakech), GVCC et l’Atelier 21 (Casablanca). Pour sa première participation, cette dernière mise sur ses artistes phares, notamment Hassan Hajjaj, que l’enseigne a récemment récupéré, et une valeur sûre, Mohamed El Baz – tous deux déjà « bankables » pour le public européen. La galerie GVCC, qui avait vendu deux pièces l’an dernier (Art Raw de la Tunisienne Meriem Bouderbala et une très belle photo de la série Orientalist de la jeune Marocaine Zahrin Kahlo), rempile. Elle propose cette année une quinzaine de petites pièces. Exclusivement du dessin. Les poissons difformes de la série Donatella de Said Afifi y côtoient Composed Extremism de Youness Atbane dont on découvre les talents de dessinateur. De l’artiste algérienne vivant à Casablanca Zoulikha Bouabdellah, le stand montrera une variante en couleurs de sa série Interdite présentée à Art Dubai l’an dernier. Du côté de Voice Gallery, on pourra voir une pièce de la jeune Sara Ouhaddou, une des découvertes de la dernière Biennale de Marrakech. 

 

 

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Un article d’Emmanuelle Outtier

 

1:54 Art Fair, Somerset House, 

Londres 6-9 octobre 2016

[ EN COUVERTURE ] À Londres, la 1:54 prend les allures d’une grande

Romuald Hazoumé, Tchigan, 2015, objets trouvés, 28 x 27 x 20 cm Courtesy October Gallery, © Romuald Hazoumè

[ EN COUVERTURE ] À Londres, la 1:54 prend les allures d’une grande

Hassan Hajjaj, Pepsi Rider, 2006-1427, tirage sur papier métallique lambda sur dibond, bois peint en vert et legos, 62 x 87 cm avec cadre Courtesy de l’artiste et L’Atelier 21

[ EN COUVERTURE ] À Londres, la 1:54 prend les allures d’une grande

Sara Ouhaddou, L’œil, 2016, argent, plomb, émail, 70 x 25 x 30 cm Courtesy of VOICE Gallery

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Said Afifi, Donatella & plastic surgery IX, 2016, graphite sur papier, 50 x 70 cm Courtesy de l’artiste et GVCC

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5 octobre 2016
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