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Bridge Paris, 2012, installation © Ludovic Le Couster. Courtesy de l’artiste et David Bloch Gallery

Bridge Paris, 2012, installation © Ludovic Le Couster. Courtesy de l’artiste et David Bloch Gallery

Peinture sous haute tension

Hypnotiques, saturées de lignes et de couleurs superposées, les peintures acryliques sur bois et les installations de fil de Sébastien Preschoux présentent une troublante analogie avec un rendu numérique.

 

 

« Nous ferons de vous, artistes, de très bons artisans ». Plu- sieurs principes hérités du Bauhaus caractérisent le travail en art optique et cinétique de Sébastien Preschoux : prendre le temps d’exécuter manuellement une œuvre qui aurait pu être réalisée à l’aide d’un ordinateur ; œuvrer comme un artisan avant d’être un artiste ; donner à voir et à ressentir la tension du corps, les aléas de la concentration, la faillibilité de la main au service d’une répétition mécanique endurante, proche de la performance. 

Des dix heures d’affilée que requiert une séance de travail surgit une histoire, celle de l’outil et du défi que l’artiste s’est lancé à ce moment-là. Chacun y percevra ce qu’il veut, sachant que c’est selon lui la face cachée de ses œuvres qui est la plus belle : « Elle montre ce que tout le monde ne peut pas voir : les poinçons du compas, une nuance d’intensité, d’épaisseur, de pigmentation qui énonce le degré d’éveil des sens et de la concentration... ». À ces détails proches de « l’accident », qui se dérobent au regard hâtif mais « font la différence », il a donné le nom de « récompense du curieux », qui a bien failli être le titre de sa nouvelle exposition mais auquel il a finalement préféré celui de « Tropisme ». C’est en effet une attitude réflexe qui le pousse à produire chaque jour. Et c’est à explorer toujours le même geste au service de la rigueur géométrique de cercles, de triangles ou de carrés superposés qu’il a la sensation d’apprendre quelque chose, de sa technique et de lui-même. « Plus on travaille, plus on cherche, plus on veut savoir, plus on en sait et plus c’est satis- faisant. Si on prend le temps d’être curieux, on est systéma- 

tiquement récompensé », affirme Sébastien Preschoux qui aurait aimé être menuisier. D’où son plaisir à travailler les châssis en bois de ses propres mains, à ne jamais interdire au public de toucher ses œuvres... (…)

 

Retrouvez la suite de cet article dans le numéro #37 de Diptyk Mag actuellement en kiosque

 

Peinture sous haute tension

Sébastien Preschoux dans son atelier © Nicolas Gzeley

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    8 mars 2017
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