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(à gauche) Pierre Bodo, série Sapeurs © Collection privée/// (à droite)  Billie Zangewa, The Sun Worshipper, 2009 Courtesy Macaal/Collection Alami Lazrak

(à gauche) Pierre Bodo, série Sapeurs © Collection privée/// (à droite) Billie Zangewa, The Sun Worshipper, 2009 Courtesy Macaal/Collection Alami Lazrak

Rabat l’Africaine

La capitale revendique son «africanité» avec un mois de festivités autour de la création artistique du continent. Une manifestation hautement politique au moment où le Maroc réintègre l’Union africaine.

 

 

« Rabat célèbre aujourd’hui sa fierté d’être africaine ». Mehdi Qotbi ne cachait pas son enthousiasme au coup d’envoi du festival « L’Afrique en capitale » qui met à l’honneur, en  avril, la création artistique du continent. Et pour cause, la Fondation nationale des musées qu’il préside a réussi à mettre au diapason les plus importantes institutions publiques et privées, qui ont composé en un temps record la partition de cette manifestation : 36 évènements tous azimuts (concerts, conférences, expositions, street art...) et 18 lieux investis à travers la capitale. Toutes ont répondu présent, des ministères aux fondations privées (CDG, ONA...) en passant par la Bibliothèque nationale, le musée de Bank Al-Maghrib ou le Musée Mohammed VI, pierre angulaire de ce festival. Certaines, comme la Fondation Alliances (Macaal) et la Fondation Montresso ont fait le déplacement de Marrakech, preuve qu’il fallait en être. C’est que ce festival ne doit rien au hasard et dépasse largement le cadre d’une simple manifestation culturelle, aussi ambitieuse soit- elle. « L’Afrique en capitale » vient couronner plusieurs mois de tractations diplomatiques et de tournées royales, soldées en janvier par le grand retour du Maroc dans l’Union africaine. Rabat poursuit l’opération séduction, sur le terrain de la diplomatie culturelle, cette fois. « À notre tour d’accueillir la famille africaine dans la maison Rabat », précise Mehdi Qotbi en des termes qui reprennent la métaphore familiale de Mohammed VI à Addis Abeba. « Il y a effectivement cette volonté du Maroc de faire rayonner la culture africaine », poursuit le président de la FNM. Rabat entend bien se positionner comme une des villes incontournables du continent et user de ce soft power déjà éprouvé à Paris en 2014 avec l’exposition phare « Le Maroc contemporain ». (...)

 

 

L’Afrique en capitale, Rabat, divers lieux, jusqu’au 30 avril .2017

 

Retrouvez la suite de cet article dans le numéro #38 de Diptyk Mag actuellement en kiosque

Rabat  l’Africaine

Chéri Samba, Des roses pour j’aime la couleur, 2012 © Collection privée

Rabat  l’Africaine

Aboudia © Collection privée

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    17 avril 2017
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