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© Musée Yves Saint Laurent, Marrakech

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Robes des temps à venir

Pierre Bergé avait eu un coup de foudre pour les créations de Noureddine Amir. En 2016, il avait consacré une rétrospective à l’oeuvre du génial designer marocain, avenue Marceau à Paris. Une exposition à mi-chemin entre mode et art, que l’on retrouve aujourd’hui au Musée Yves Saint Laurent Marrakech.

 

Il y a quelques temps, le président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, Madison Cox, nous disait : « Il est normal que la deuxième exposition du musée Yves Saint Laurent soit consacrée à Noureddine Amir. Pierre Bergé aimait beaucoup son travail, c’est pour ça qu’il l’a exposé à Paris. C’est aussi une façon pour nous d’ancrer le musée dans la réalité de la ville. Nous voulons jouer pleinement notre rôle d’acteur majeur de la vie culturelle de Marrakech. » Flashback. Octobre 2014, Institut du monde arabe à Paris. Le maître de céans, Jack Lang, fait faire à Pierre Bergé le tour de l’exposition collective « Le Maroc contemporain », qui réunit une trentaine d’artistes et designers marocains. Bergé tombe en arrêt devant les robes-sculptures d’un certain Noureddine Amir, dont il n’a jamais entendu parler. Il demande à le voir, mais il n’est pas sur place. Il le recevra dans la mythique villa Essaâda, adjacente au jardin Majorelle. « Vous ne copiez personne », décide l’homme d’affaires et mécène au franc-parler légendaire. Le compliment vaut son pesant d’or. C’est dit, Noureddine Amir aura son exposition à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, avenue Marceau. C’est la dernière avant la fermeture de l’hôtel particulier, en vue de sa transformation en musée. La scénographie est confiée à Christophe Martin, celui-là même qui réalisera plus tard les scénos des musées Yves Saint Laurent de Paris et Marrakech. La salle est un écrin noir, totalement noir. Les points de lumière au plafond font comme une constellation d’étoiles, éclairant un ciel de nuit. De ce ciel descendent, très poétiquement, les somptueuses robes-sculptures du créateur, suspendues à des fils invisibles. Féérique. Cette même exposition, cette même scénographie seront adaptées à la salle d’exposition temporaire du Musée Yves Saint Laurent Marrakech. Le designer y ajoutera, néanmoins, une poignée de nouvelles créations. Histoire de garder le côté rétrospectif du panel présenté. […]

Article à retrouver intégralement dans Diptyk Magazine n°42

Robes des temps à venir

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    19 février 2018
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