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Courtesy of the artist and David Bloch Gallery

Courtesy of the artist and David Bloch Gallery

Une douce autopsie

Pour son premier solo show, Ghizlane Sahli nous fait pénétrer dans le mystère de ces organismes plastiques qu’elle façonne à partir de matériaux de récupération.

 

Si elle a décidé de s’adonner à sa passion de la broderie, Ghizlane Sahli ne renie rien de sa formation d’architecte : « Mon plaisir, c’est d’abord d’aménager les lieux. L’espace est très important pour moi. » Les futurs visiteurs de son exposition, intitulée non sans équivoque « Histoires de tripes », seront ainsi conviés à traverser une installation constituée d’une boîte sombre, entièrement tapissée de multiples miroirs qui réfléchiront les oeuvres de l’artiste, qui dit vouloir « donner la sensation qu’on entre dans l’intérieur d’un corps ». Ghizlane Sahli travaille à partir de déchets qu’elle assimile à des viscères, en raison de leur morphologie mais aussi de leur fonction symbolique. On se souvient de cette pièce intitulée Pimp my garbage, exposée à l’inauguration du Musée Mohammed VI. Conçue avec son collectif Zbel Manifesto, l’oeuvre était composée exclusivement de détritus et de matières plastiques. Depuis, Ghizlane Sahli a pris l’habitude de travailler avec deux brodeuses qui l’aident dans les différentes étapes de son travail. Son objet de prédilection : un goulot de bouteille qu’elle découpe, nettoie, puis brode patiemment avec du fil de sabra. Ces bouteilles se métamorphosent alors en « alvéoles » qu’elle accroche sur un panneau grillagé : « Chaque tableau peut ainsi représenter une partie du corps. »

Article à retrouver intégralement dans Diptyk Magazine n°42

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    19 février 2018
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