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Joana Choumali, Ca va aller, 2017

Joana Choumali, Ca va aller, 2017

1-54 Marrakech, nouvelle place forte de l’art contemporain africain

C’est l’évènement de marché de cet hiver à Marrakech. Très attendue, la foire 1-54 établit ses quartiers dans la Ville ocre du 24 au 25 février et espère prolonger le succès qu’elle a su bâtir à Londres et New York depuis cinq ans. Son pari? Mettre en avant l’art contemporain africain, dans une foire spécialisée qui réunit 17 galeries, dont 6 issues du  continent africain. Mais les enjeux dépassent le marché de l’art. Alliée au réseau culturel local, la 1-54 pourrait bien impulser un nouvel élan pour le Maroc. Ainsi portée par le hub économique africain, Marrakech compte s’inscrire parmi les destinations incontournables de l’art contemporain sur le continent.

 

Quelle partition jouera la 1-54 Marrakech dans le marché de l’art africain, jusqu’ici accaparé par Londres, New York, Johannesburg ou Paris ? Sept ans après la dernière édition de Marrakech Art Fair et face à l’annulation de la Biennale de Marrakech, l’enjeu est de taille : créer un événement de marché pérenne pour faire de la ville ocre le nouveau carrefour de l’art africain. Pourquoi Marrakech ? « Elle est aujourd’hui l’une des villes les plus riches du continent en termes de programmation et d’infrastructures culturelles, répond Touria El Glaoui, fondatrice et directrice de la 1-54. Un maillage culturel qui se  densifie d’année en année avec le MACAAL et le musée Yves Saint Laurent, partenaires de la foire. Sa position géographique en fait surtout « une destination attirante pour les collectionneurs étrangers » qui restent les principaux acheteurs. Jusqu’ici, il est vrai que « les échanges artistes/galeristes/ clients ont davantage lieu en Europe ou aux USA que sur le continent », reconnaît Christian Sulger, directeur de la Sulger-Buel Lovell de Londres. Une tendance portée par les grandes expositions dédiées récemment à la scène contemporaine africaine (Collection Pigozzi à la Fondation Vuitton, « 100 % Afrique » à la Villette) et par les ventes aux enchères qui ont fait décoller quelques cotes chez Bonham’s ou Sotheby’s Londres. Cette première édition de la 1-54 en Afrique marque la volonté d’arrimer ce marché à sa terre d’origine. Elle s’inscrit dans la même lignée qu’Art X Lagos, première foire en Afrique de l’Ouest créée en 2016, ou même que le Zeitz MOCAA, qui dote le continent d’un musée d’art contemporain d’envergure au Cap depuis septembre dernier. Pour Christian Sulger qui représente l’artiste marocain Mahi Binebine, la 1-54 au Maroc « c’est confronter le rêve africain aux réalités africaines. Une foire d’art africain à Marrakech est une occasion unique de rencontrer sur le terrain les artistes là où ils vivent et travaillent ». Pragmatique, Touria El Glaoui propose dans le cadre grandiose de l’hôtel La Mamounia une édition resserrée avec 17 galeries, parmi lesquelles on retrouve les soutiens de la première heure comme Blain Southern (Londres-Berlin) ou Cécile Fakhoury (Côte d’Ivoire). Six d’entre elles sont basées en Afrique, dont trois au Maroc (Voice Gallery, L’Atelier 21 et Loft Art Gallery). Au total, 60 artistes seront montrés sur les stands. [...]

 

L'article est à retrouver dans son intégralité dans le DIptyk Magazine n°42

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    20 février 2018
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