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JP Mika, Bisengo ya tango na bisous (La joie d’une autre époque), 2016, acrylique sur toile imprimée, 150 x 119 cm Courtesy Artcurial

JP Mika, Bisengo ya tango na bisous (La joie d’une autre époque), 2016, acrylique sur toile imprimée, 150 x 119 cm Courtesy Artcurial

L’art contemporain africain est-il performant sur le second marché ?

En faisant le pari de l’art contemporain africain, les maisons de ventes internationales confirment la cote d’artistes déjà renommés, tout en construisant celle des jeunes talents.

Le marché de l’art contemporain africain a énormément évolué ces dernières années et le mouvement s’accélère. Son pouvoir d’attraction sur les collectionneurs internationaux et sur des institutions majeures telles que la Tate à Londres et le Smithsonian à Washington se traduit notamment par la vitalité des résultats d’adjudications. De grandes maisons de ventes basées à Londres, New York et Paris soutiennent activement ce marché car les chiffres d’affaires progressent fortement d’une année sur l’autre. Au cours de l’année 2017, les ventes spécialisées des sociétés Piasa, Cornette de Saint-Cyr et Artcurial pour la France, et de Sotheby’s et Bonhams pour Londres, ont généré plus de 15 millions de dollars, sans compter que les artistes africains les plus cotés comme Julie Mehretu, El Anatsui, Yinka Shonibare ou William Kentridge (qui représentent quelques millions de produit de ventes annuel) ne sont pas intégrés (ou si peu) dans ces chiffres, puisque ces artistes ont quitté le marché de niche et sont régulièrement inclus aux ventes généralistes de prestige.

0,01% DU MARCHÉ INTERNATIONAL 

En France, le marché se développe d’autant plus qu’un travail de fond a été mené tous azimuts l’année dernière, avec entre autres les expositions « Art/Afrique, le nouvel atelier » à la Fondation Vuitton, « Afriques capitales » à Lille ou encore le focus Afrique d’Art Paris au Grand Palais. Cet énorme travail est payant : le regard change, les collectionneurs se multiplient et les salles de ventes entrent de plus en plus fermement dans la danse, multipliant les coups de marteau pour les artistes favoris des français, tels que Mika, Moke, Seydou Keita, Omar Victor Diop, Chéri Samba, Soly Cissé et Malik Sidibé. Face à Paris, où Piasa reste leader avec deux ventes spécialisées par an (African Contemporary Art + Design et Contemporary Art from Africa and the Diaspora), Londres renforce sa reposition. Le grand précurseur Bonhams (qui organise des ventes spécifiques depuis dix ans) est désormais concurrencé par la société américaine Sotheby’s. Cette dernière a tenu à Londres en mai 2017 sa première vente spécialisée, qui a récolté 3,7 millions de dollars pour l’ensemble des oeuvres vendues. Un résultat honorable sachant qu’il reste, selon l’experte d’art moderne et contemporain africain Charlotte Lidon, encore beaucoup de chemin à parcourir et qu’aujourd’hui « ce marché ne représente que 0,01% du marché international de l’art ». [...] 

Article à retrouver intégralement dans le numéro 42 de diptyk, en kiosque.

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    13 mars 2018
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