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Nicola Lo Calzo, série Obia, 2014, Albina, Suriname ˝ Nicola Lo Calzo

Nicola Lo Calzo, série Obia, 2014, Albina, Suriname ˝ Nicola Lo Calzo

L’Afrique dans le viseur

Un livre, un commissariat d’exposition pour le MACAAL à Marrakech… Jeanne Mercier et Baptiste de Ville d’Avray célèbrent une décennie d’effervescence photographique autour de la plateforme web Afrique in visu, qui a contribué à faire émerger la scène actuelle.

 

"Au début c’était un miniblog très perso sur notre vie à Bamako, où l’on postait pêle-mêle des interviews des photographes maliens qu’on rencontrait, des photos de notre maison, de mes parents… ", s’amuse Jeanne Mercier en racontant la genèse d’Afrique in visu. "  On fait ça un an et on verra ", se disait à l’époque cette pétillante trentenaire qui n’a pas son pareil pour sniper tout ce qui bouge en matière de photo sur le continent (la rubrique Afrique Express qui inaugure chaque numéro de Diptyk, c’est elle). Nous sommes alors à la fin de l’année 2006. Jeanne travaille sur la photo africaine et est amoureuse d’un jeune photographe, Baptiste de Ville d’Avray. Après un mémoire sur les Rencontres de Bamako pour son master en histoire de la photographie à l’EHESS de Paris, elle se voit proposer un poste d’enseignante dans la capitale malienne.

 

Pas question de partir sans Baptiste, mais pour cela il faut un projet commun : ce sera la plateforme web Afrique in visu. « C’est né d’un constat : il y avait beaucoup de réseautage pendant la Biennale de Bamako, mais rien le reste du temps », précise Jeanne. L’idée est de mettre en lien les professionnels du continent, à une époque où la formation et l’information sont le seul fait des pays du Nord. Afrique in visu prend la forme d’une association. Non subventionnée, elle ne possède aucun fonds de fonctionnement, juste un principe souverain : l’échange de savoir-faire et de connaissances.

 

Sur le web, la plateforme s’alimente d’articles qui illustrent la diversité des pratiques photographiques. « Ce qui m’intéressait en tant que photographe, c’était la rencontre avec

d’autres auteurs, différentes visions, pour échanger et découvrir les différentes approches qui existaient de ce métier. À l’époque, je ne connaissais que le travail de Malick Sidibé comme photographe malien, et j’avais envie de le rencontrer ainsi que ses confrères. Ce que nous cherchions, Jeanne et moi, ce n’était pas du tout copier-coller une histoire de la photographie mais imaginer ce continent comme un territoire de connexions, perçu tout aussi bien dans le réel que mentalement, au-delà de ses frontières terrestres ou maritimes », explique Baptiste. [...]

 

Par Laetitia Dechanet

 

L'article est à retrouver intégralement dans le diptyk n°43, en kiosque

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    23 mai 2018
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